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Microbiote intestinal : qu’est-ce que c’est ?Microbiote et variation de poidsLes probiotiques en cas de problèmes de poidsMythes et réalitésQu'est-ce qui caractérise un bon complément alimentaire ?Nos résultats de testsC’est frustrant : cela fait des semaines que vous suivez un régime, que vous réduisez votre apport calorique et que vous supportez parfois même la faim, dans l’espoir de perdre enfin du poids. Mais les kilos disparaissent trop lentement et, au fond, vous le savez déjà : dès que vous recommencerez à manger normalement, le chiffre sur la balance remontera probablement rapidement. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit lors de vos précédentes tentatives.
Petite consolation : vous êtes loin d’être seul dans cette situation.
Mieux encore : de récentes découvertes scientifiques désignent un facteur bien précis dans ce problème : l’intestin, ou plus exactement son microbiote.
En résumé
- Les scientifiques du monde entier sont unanimes : l’intestin et les bactéries qu’il abrite ont un impact considérable sur l’ensemble du corps.
- C’est pour cette raison que les probiotiques sont de plus en plus plébiscités.
- Malgré leur diversité, certains critères de qualité fondamentaux permettent d'évaluer les produits les plus populaires, que nous avons testés.
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Microbiote intestinal : une communauté complexe de bactéries aux effets considérables
Le microbiote intestinal désigne l’ensemble des micro-organismes vivant dans notre intestin. Il s’agit principalement de bactéries. Pour que l’intestin puisse remplir correctement ses fonctions, un équilibre précis entre les différentes souches bactériennes est nécessaire.
Si une souche est surreprésentée, si une autre est en quantité insuffisante, ou s'il n'y a tout simplement pas assez de bactéries au total, le microbiote se retrouve en déséquilibre.
Un tel déséquilibre, également appelé dysbiose, peut avoir de multiples répercussions – non seulement sur des fonctions corporelles évidentes comme la digestion, mais aussi sur notre humeur, notre système immunitaire et bien d’autres domaines – comme notre métabolisme.
Microbiote et métabolisme : le microbiote influence-t-il l’apport calorique et le poids corporel ? Ce que dit la science
Les travaux de l’ancien chercheur de Harvard P. J. Turnbaugh apportent notamment des éléments de réponse.
Il a étudié le microbiote d’un groupe de jumeaux, dont l’un était en surpoids et l’autre mince. Il s’est avéré qu’il existait des points communs entre les participants en surpoids (non apparentés) qui les distinguaient même de leurs propres jumeaux minces : les participants en surpoids présentaient une diversité significativement réduite et une composition altérée des bactéries intestinales.
Ce phénomène est apparu de manière encore plus nette dans des études menées sur des souris. Les souris en surpoids présentaient elles aussi une répartition des espèces bactériennes différente de celle observée chez leurs congénères minces. Les chercheurs ont notamment constaté une diminution marquée de certains groupes bactériens, tandis que la proportion des Firmicutes était fortement augmentée.
L’hypothèse des chercheurs est la suivante : certaines bactéries de ce groupe posséderaient des caractéristiques génétiques permettant à l’organisme d’extraire davantage d’énergie des glucides. Autrement dit, une personne dont le microbiote est ainsi modifié pourrait absorber plus de calories qu’une autre ayant un microbiote équilibré, même si toutes deux suivent exactement le même régime alimentaire.

Afin d'approfondir cette hypothèse, Turnbaugh a mené une autre expérience : deux groupes de souris germ-free, c'est-à-dire des souris ayant vécu depuis leur naissance dans un environnement stérile et n'ayant donc pas pu développer de véritable microbiote, ont chacun reçu soit le microbiote de souris en surpoids, soit celui de souris minces.
Turnbaugh et son équipe se sont ensuite assurés que les deux groupes recevaient exactement la même nourriture.
Au bout de deux semaines, le résultat fut surprenant :
les souris ayant reçu le microbiote « gros » présentaient un taux de graisse corporelle nettement plus élevé que leurs congénères dotées d’un microbiote « mince » !
Cette expérience a confirmé une nouvelle fois que la composition du microbiote est étroitement liée à la manière dont les aliments sont assimilés, et que certaines bactéries peuvent favoriser indirectement la prise de poids.
La question qui se pose désormais est la suivante : comment transformer un microbiote associé au surpoids en un microbiote plus équilibré ? Peut-on simplement le transférer d’une personne à une autre, comme dans l’expérience menée sur les souris ?
La transplantation fécale est-elle la solution de choix ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients – et existe-t-il des alternatives ?
Cette question s’était déjà posée au IVe siècle à un célèbre médecin chinois. Son approche était relativement simple : une greffe fécale par voie orale. Malheureusement, cette procédure était au moins aussi peu appétissante qu’elle en a l’air, car les patients devaient pour cela ingérer par la bouche les selles d’une personne en bonne santé.
Bien que cette forme de thérapie ne semble pas très attrayante (même lorsqu’elle a reçu au XVIe siècle le nom poétique de « sirop d’or »), elle s’est maintenue pendant longtemps. Même aujourd’hui encore, le principe de la transplantation fécale est pratiqué dans certains cas – mais heureusement de manière bien moins peu ragoûtante : les selles « étrangères » sont désormais administrées par coloscopie ou par gélules (jusqu’à 30 par jour).
Mais même dans cette version révisée, l’idée d’une transplantation fécale suscite un sentiment de dégoût chez la plupart des gens ; en outre, elle n’est pas sans risques et entraîne des coûts élevés, c’est pourquoi elle n’est que rarement le traitement de choix. Existe-t-il donc une alternative ?
Quel rôle les probiotiques peuvent-ils jouer dans ce contexte ?
C'est précisément là que les probiotiques entrent en jeu. Ces préparations contiennent des micro-organismes vivants destinés à se fixer dans l'intestin. Cela permettrait de rééquilibrer le microbiote, ou plutôt de le « reconstituer », dans l'espoir que – à l'instar des expériences décrites – les kilos finissent enfin par fondre. Mais la perte de poids peut-elle vraiment être aussi simple ?
Cela semble en effet trop beau pour être vrai, mais il existe désormais plusieurs études qui viennent étayer cette thèse. Une équipe de chercheurs japonais a ainsi constaté qu’une souche bactérienne spécifique influence l’absorption des graisses dans l’intestin et favorise leur élimination. En termes simples : les aliments gras ne finissent pas sur les hanches, mais dans les toilettes !
Une autre étude arrive à une conclusion similaire : un groupe de jeunes hommes a suivi pendant 4 semaines un régime alimentaire particulièrement riche en graisses. Ce régime a été complété par une préparation probiotique pour une partie du groupe, tandis que l'autre partie a reçu un placebo.
Les participants ont été examinés de manière approfondie avant et après cette période d'essai ; leur poids, leur IMC et leur taux de graisse corporelle ont été enregistrés. Le résultat est étonnant : les participants du groupe placebo ont pris beaucoup plus de poids que ceux ayant reçu le probiotique

Les probiotiques présentent donc un grand potentiel pour la gestion du poids. Mais cela soulève un autre problème : l'incroyable diversité des produits actuellement disponibles sur le marché. Comment le profane peut-il séparer le bon grain de l'ivraie ?
Notre équipe d'experts s'est penchée sur cette question : elle explique ici les mythes qui entourent généralement le thème des probiotiques, les critères de qualité à prendre en compte lors de l'achat, puis soumet cinq produits particulièrement répandus actuellement à un contrôle de qualité.
Mythes et réalités sur les probiotiques
Comme pour tout sujet en vogue, les probiotiques ont rapidement donné naissance à de nombreuses idées reçues et affirmations parfois trompeuses. Résultat : il devient difficile pour le consommateur de s’y retrouver et de choisir un produit réellement adapté. Nous passons ici en revue les mythes les plus répandus.
Mythe n° 1 : tous les probiotiques se valent
Réalité n° 1 : nous pouvons répondre à ce mythe par un « faux » catégorique.
Les différentes préparations que nous avons examinées présentaient des différences très marquées. Cela était particulièrement évident, par exemple, au niveau du nombre de souches bactériennes analysées, ainsi que du dosage et du conditionnement. Tous ces critères déterminent en fin de compte la qualité d’un produit.
Mythe n° 2 : les probiotiques ne sont pas efficaces, car ils sont détruits par l’acide gastrique et n’atteignent donc jamais l’intestin vivants
Fait n° 2 : cette affirmation est fausse.
En réalité, certaines bactéries, notamment les bifidobactéries et les bactéries lactiques, résistent à l’acidité gastrique. Cela peut sembler surprenant à première vue, mais c’est en fait tout à fait logique : les bactéries déjà présentes dans notre intestin, que nous avons ingérées par l’alimentation, ont elles aussi traversé l’estomac avant d’atteindre l’intestin vivantes — sans avoir besoin de gélules « gastro-résistantes » ni d’autres artifices de ce type.
Mythe n° 3 : les probiotiques n'apportent guère plus de bactéries que notre alimentation habituelle
Fait n° 3 : là encore, c’est plutôt faux.
Il existe effectivement des aliments aux propriétés probiotiques. Le yaourt, par exemple, mais aussi la choucroute ou encore le kimchi coréen — très populaire actuellement — contiennent des bactéries lactiques. Toutefois, il ne s’agit généralement que d’un nombre limité de souches.
Par ailleurs, de nombreux produits sont pasteurisés, ce qui détruit les bactéries, qu’elles soient bénéfiques ou non.
À l’inverse, les bonnes préparations probiotiques contiennent généralement au moins 20 milliards d’unités formant colonie (UFC) par gélule.
Mythe n° 4 : un bon probiotique coûte cher
Réalité n° 4 : pas nécessairement.
On trouve des probiotiques dans toutes les gammes de prix. Bien sûr, la notion de “produit cher” reste en partie subjective, mais on peut retenir qu’il existe des probiotiques de bonne à très bonne qualité à partir d’un peu moins d’un euro par dose quotidienne.
Évidemment, il est toujours appréciable de pouvoir faire des économies, surtout lorsqu’il s’agit d’un produit destiné à être pris chaque jour sur une longue période. Mais il ne faut pas oublier que la recherche de qualité, la sélection rigoureuse des souches, un dosage élevé et un conditionnement adapté ont un coût.
Sans dénigrer systématiquement les produits bon marché, il convient donc d’aborder les offres à très bas prix avec une certaine prudence, pour les raisons évoquées plus haut.

Mythe n° 5 : un bon probiotique agit immédiatement !
Réalité n° 5 : pas vraiment.
L’objectif des probiotiques est de soutenir le microbiote intestinal sur le long terme. Lorsqu’on considère la quantité considérable de bactéries présentes dans l’intestin, il devient assez évident qu’on ne peut pas s’attendre à des résultats significatifs du jour au lendemain.
Certaines personnes constatent certes de premiers changements dès la première semaine, notamment sur le plan digestif. Mais les spécialistes en micronutrition, comme le Dr Gschwender en Allemagne, recommandent généralement une prise sur une durée minimale de deux à trois mois.
Qu'est-ce qui caractérise un probiotique ?
Après des recherches approfondies, nos experts ont identifié les 5 critères de qualité les plus importants et ont ensuite évalué 5 produits très connus actuellement à l'aune de ces critères.
Critère de qualité n° 1 : le nombre de souches bactériennes contenues
Un bon probiotique cherche à se rapprocher autant que possible, dans sa composition, d’un microbiote intestinal humain équilibré. En principe, il est censé imiter en quelque sorte une transplantation fécale – mais sans le facteur de dégoût.
Or, l'intestin humain n'abrite pas seulement 3 à 10 souches bactériennes différentes, mais bien plus. Il devrait donc en contenir au moins 50.
Critère de qualité n° 2 : le dosage des unités formant colonie
Si des chiffres tels que 2, 4 ou 10 milliards d'UFC semblent à première vue très impressionnants, un intestin sain contient, selon l'état actuel de la recherche, entre 10 et 100 billions de bactéries. Les préparations dont le dosage est trop faible n'ont donc pas suffisamment d'impact pour pouvoir réellement induire un changement.
Les experts recommandent actuellement des produits contenant au moins 20 milliards d'UFC.
Critère de qualité n° 3 : le soutien de la muqueuse intestinale
Pour que les micro-organismes puissent s'implanter dans l'intestin et y accomplir leur travail, ils ont besoin d'un milieu de culture approprié : une muqueuse intestinale intacte. Le problème : celle-ci est souvent déjà endommagée, notamment en cas de troubles intestinaux, ce qui complique l'implantation des bonnes bactéries.
Une étude menée auprès d'adolescents a ainsi pu démontrer un lien entre la perméabilité de la barrière intestinale et le surpoids ! Les probiotiques devraient donc contenir, outre des bactéries, des substances qui soutiennent la muqueuse intestinale, comme par exemple les vitamines B biotine et niacine.
Il a notamment été prouvé que cette dernière contribue à un métabolisme normal ! Mais ce n’est pas tout : une méta-étude réalisée en 2023 a démontré qu’une supplémentation orale en niacine était associée à une réduction significative de l’IMC !
Critère de qualité n° 4 : la stabilité de l'emballage
Lors de la fabrication, les bactéries contenues dans un probiotique sont mises en sorte d'hibernation par lyophilisation. Si elles entrent en contact avec l'humidité, elles « se réveillent ». Si des sources de nourriture appropriées sont alors disponibles – ce qui est le cas dans l'intestin –, les bactéries se développent. Le problème : de nombreux types d'emballage ne protègent pas suffisamment les préparations contre l'humidité.
Si, par exemple, les gélules ne sont pas conditionnées individuellement, mais ensemble dans une boîte en plastique ou un bocal en verre, les produits entrent en contact avec l'air ou l'humidité à chaque ouverture. Conséquence : les bactéries peuvent se réveiller prématurément, mais ne trouvent alors aucune nourriture dans la gélule – et meurent de faim.
Dans le cas des emballages en plastique, la situation est aggravée par le fait que le matériau ne protège pas complètement de l'humidité : de minuscules quantités d'humidité peuvent traverser l'emballage. Dans ces cas-là, il n'est donc pas rare que toutes les bactéries contenues soient déjà mortes au moment de la prise.
Les blisters « alu-alu », dans lesquels chaque capsule est logée individuellement dans une alvéole en aluminium et bénéficie ainsi d'une protection optimale, sont considérés comme la référence en matière d'emballage.

Les blisters alu-alu protègent de manière optimale les bactéries contenues dans leurs gélules contre l'humidité.
Critère de qualité n° 5 : normes de qualité et certification
Malheureusement, il n'existe pratiquement aucune réglementation légale concernant la fabrication des probiotiques. C'est pourquoi de nombreux fabricants mettent en avant des certifications qui, souvent, ne répondent qu'à des normes minimales. Il est donc particulièrement important d'examiner de plus près les certifications mises en avant.
La norme la plus stricte est garantie par la production selon les BPF (Bonnes pratiques de fabrication), la norme applicable à la fabrication des médicaments. Seuls les fabricants certifiés BPF permettent aux consommateurs d'être sûrs que les probiotiques ont été fabriqués selon cette norme particulièrement stricte.
Sur la base de ces critères, nous avons analysé cinq produits largement répandus et sommes parvenus aux conclusions suivantes.

Kijimea K53 Advance
Avantages
Fabricant reconnu dans le milieu médical pour ses recherches et ses innovations.
Une seule gélule facile à avaler suffit pour couvrir la dose journalière.
Sans gluten, sans fructose, sans lactose, sans additifs, sans conservateurs, sans arômes et sans édulcorants.
Inconvénients
Si les gélules sont accessibles sur le site officiel de SYNformulas, Amazon et les pharmacies en ligne, le fabricant a récemment connu des ruptures de stock en raison d’une forte demande.
K53 Advance est le fruit de l’expertise de SYNformulas, une entreprise allemande renommée dans le domaine de la recherche sur les bactéries. SYNformulas s’est bâti une solide réputation dans le monde médical grâce à ses recherches scientifiques de pointe, publiées notamment dans la revue médicale de référence « The Lancet ».
Ce constat se confirme à l’examen du produit : K53 Advance se distingue par sa richesse exceptionnelle, avec 53 souches bactériennes différentes, offrant une diversité inégalée. Ce probiotique se démarque également par le dosage le plus élevé et sa composition unique enrichie en niacine et en biotine, des nutriments importants pour la santé de la muqueuse intestinale.
L’emballage blister alu-alu de qualité supérieure garantit une protection optimale de chaque gélule contre l’air et l’humidité, de la fabrication à la consommation. La fabrication de K53 Advance répond par ailleurs aux exigences strictes de la norme GMP, garantissant un processus de production et des installations de qualité pharmaceutique irréprochable.
Avec une note moyenne de 95 points sur 100, K53 Advance se hisse à la première place de notre test.
Ce qui nous a particulièrement frappés lors de nos recherches sur ce produit, ce sont les nombreuses évaluations extrêmement positives des clients, qui renforcent notre propre bonne impression du complément alimentaire, comme en témoignent les exemples suivants :
Sébastien B.
« Effet ressenti après 15 jours- très satisfait – je vais en commander pour toute la famille. »
Eric G.
« Petit mais costaud ! Je suis entièrement satisfait. Je vais le commander à nouveau et le recommander ! »
Florence T.
« Fait désormais partie de la routine quotidienne de toute la famille. »

Kijimea K53 Advance a convaincu sur toute la ligne et décroche ainsi la première place avec 95 points.
Particulièrement impressionnant : le produit contient pas moins de 53 souches bactériennes différentes, soit bien plus que le produit classé deuxième.
Symbiotics
Avantages
Dosage très élevé.
Contient du zinc pour le système immunitaire.
Inconvénients
Informations peu claires concernant le dosage et les avis.
Le conditionnement en flacon plastique est loin d’offrir une protection optimale.
Symbiotics 150 Billion CFU se hisse à la deuxième place de notre classement, avec 20 souches bactériennes, mais reste loin derrière le leader du test. Le dosage est source de confusion : l’indication « 150 Billion CFU » suggère qu’une seule gélule, ou au moins la dose quotidienne, contient 150 milliards d’UFC. Or, c’est loin d’être le cas. En réalité, une gélule contient 50 milliards d’UFC.
Il faut donc en prendre 3 par jour pour atteindre les 150 milliards d’UFC, ce que le fabricant recommande pour un « traitement de choc » de seulement 7 jours, suivi d’une cure de 69 jours, à raison d’une gélule par jour. Si la quantité de souches est impressionnante, les informations trompeuses ternissent l’image du produit et suscitent le mécontentement des clients. Les « avis » dans la boutique en ligne du fabricant sont tout aussi déroutants. L’aperçu de chaque produit affiche 5 étoiles, mais il n’y a en réalité aucun avis visible (texte ou étoiles) sur les pages des produits. Cette absence de transparence quant aux 5 étoiles suscite donc des interrogations.
Le produit ne contient aucun ingrédient supplémentaire pour fortifier la muqueuse intestinale. Le flacon en plastique ne protège pas suffisamment le contenu, d’autant plus qu’un flacon est censé durer 76 jours. Des clients de la boutique en ligne se sont par ailleurs plaints de l’état des gélules, dont le contenu était parfois agglutiné en « blocs », ce qui pourrait être dû à une infiltration d’humidité. On peut toutefois souligner que le fabricant est certifié GMP. Un point positif.

Symbiotics obtient la deuxième place grâce à ses 20 souches et sa certification GMP, mais des informations trompeuses sur le dosage, des problèmes de qualité et un manque d'ingrédients supplémentaires ont réduit sa note.
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gloryfeel bio probivia
Avantages
Sans gluten, sans lactose, sans OGM, végan et sans arômes artificiels.
La certification GMP inspire confiance.
Inconvénients
Les 21 souches bactériennes sont loin de suffire.
Ne contient aucun additif bénéfique pour la muqueuse intestinale.
bio probivia de gloryfeel se positionne en milieu de classement. Chaque gélule contient 21 souches bactériennes différentes, mais la dose de 10 milliards d’UFC est un peu faible. Le fabricant enrichit sa formule avec l’inuline, un prébiotique (« nourriture pour les bactéries ») pour favoriser l’implantation des « bonnes » bactéries intestinales. Si cette démarche peut paraître louable, il est toutefois important de noter que l’inuline peut provoquer des ballonnements chez certaines personnes.
bio probivia ne contient malheureusement aucun autre additif pour fortifier la muqueuse intestinale. L’emballage en plastique n’est pas non plus idéal pour une conservation prolongée (contenu pour 3 mois), car il ne garantit pas une protection optimale contre l’humidité. En revanche, la certification GMP est un point positif qui inspire confiance au consommateur.

bio probivia se classe au milieu grâce à ses 21 souches et sa certification GMP, mais la dose faible de 10 milliards d’UFC et l'absence d'additifs pour la muqueuse intestinale limitent son efficacité. L'inuline peut causer des ballonnements et l'emballage n'assure pas une bonne conservation.
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Apyforme Probio+
Avantages
Bonne disponibilité sur Amazon et dans la boutique en ligne du fabricant.
Même si tous les sites de fabrication ne sont apparemment pas certifiés GMP, le fabricant semble se soucier de la qualité.
Inconvénients
La quantité de souches bactériennes est plutôt faible.
Les informations concernant le dosage fournies par ce fabricant prêtent à confusion.
Probio+ ne contient malheureusement que 10 souches bactériennes, ce qui, selon les experts, est insuffisant pour un produit de ce type. Il en va de même pour le dosage : une gélule ne contient que 15 milliards d’UFC. De plus, les informations fournies par le fabricant sont confuses : une gélule contient 15 milliards d’UFC, bien loin des 60 milliards annoncés sur le flacon, le site Web et la page Amazon. Pour atteindre cette dose, il faut prendre 4 gélules par jour, une posologie maximale recommandée uniquement sur une semaine pour les cas aigus. Nous déplorons également l’emballage, encore une fois une boîte en plastique. Probio+ se situe donc plutôt bas de l’échelle en termes de dosage. Les informations trompeuses sur l’emballage risquent de nuire à la crédibilité du fabricant.
Ce dernier indique disposer des certifications HACCP, ainsi qu’ISO ou GMP selon le site de production, sans toutefois préciser les différences importantes entre ISO et GMP, ce qui manque de transparence et laisse perplexe. Il est toutefois louable de constater que la question de l’assurance qualité semble être prise en compte. Malheureusement, ce produit ne contient également aucun additif pour fortifier la muqueuse intestinale.

Probio+ n'obtient que la 4e place en raison de ses 10 souches et d'un dosage de seulement 15 milliards d'UFC par gélule, ce qui est bien inférieur aux 60 milliards indiqués. L'emballage en plastique et l'absence d'additifs pour la muqueuse intestinale, associés à des informations trompeuses, nuisent à la crédibilité du produit.
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Laboratoires Enova Probiotique Flore Intestinale
Avantages
Contient un prébiotique de haute qualité, le FOS.
Bonne disponibilité sur Amazon et dans la boutique en ligne du fabricant.
Inconvénients
Diversité bactérienne insuffisante pour ce type de produit avec seulement 7 souches.
Les informations contradictoires sur le dosage et l’absence de certification GMP ternissent la crédibilité du fabricant.
Probiotique Flore Intestinale se classe bon dernier de notre test avec un score décevant de 15 points. La diversité extrêmement faible avec seulement 7 souches différentes et l’emballage en plastique pénalisent ce produit. L’absence d’additifs bénéfiques pour la santé intestinale est un autre point faible. Le dosage de 15 milliards d’UFC est loin d’être suffisant pour compenser les autres faiblesses du produit. L’ajout de FOS, un prébiotique de qualité, ne sauve pas non plus la mise.
Comme pour d’autres produits testés, le fabricant tente ici de donner l’impression que le dosage est beaucoup plus élevé qu’il ne l’est en réalité. Il annonce 60 milliards d’UFC, mais il faut en réalité 4 gélules par jour pour les atteindre, une posologie maximale recommandée uniquement pour une courte durée. Une seule gélule ne contient que 15 milliards d’UFC, comme mentionné précédemment. Il semble qu’il n’y ait pas de certification GMP.

Probiotique Flore Intestinale termine dernier en raison de sa faible diversité avec seulement 7 souches, d’un dosage insuffisant de 15 milliards d’UFC, et d’un emballage en plastique. L'absence d'additifs pour la santé intestinale et les informations trompeuses sur le dosage nuisent également à sa note.
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Conclusion
L'intestin est actuellement au centre de la recherche médicale – et nous pensons à juste titre ! Les résultats de recherches récentes suggèrent déjà que même les problèmes de poids sont, dans de nombreux cas, liés à un microbiote intestinal perturbé ou affaibli, et qu'une influence ciblée sur le microbiote peut modifier la façon dont le corps assimile les aliments.
Les probiotiques peuvent donc constituer un soutien précieux dans de nombreux cas de problèmes de poids. Cependant, un examen plus approfondi révèle qu'il existe d'énormes différences de qualité entre les produits disponibles sur le marché.
Il est donc particulièrement important de s'informer de manière approfondie avant d'acheter.
Scholle, K „Umfrage in Deutschland zum Wunsch nach Gewichtsabnahme bis 2021“. (2023). Zitiert nach de.statista.com, https://de.statista.com/statistik/daten/studie/172241/umfrage/ernaehrung-wunsch-nach-gewichtsabnahme/ [12.12.2023]
Wing, R. Phelan, S „Long-term weight loss maintenance“, The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 82, Issue 1, 2005, Pages 222S-225S, doi: 10.1093/ajcn/82.1.222S.
Turnbaugh, P et al. An obesity-associated gut microbiome with increased capacity for energy harvest. Nature 444, 1027–1031 (2006). https://doi.org/10.1038/nature05414
Ogawa, Akihiro et al. “Lactobacillus gasseri SBT2055 suppresses fatty acid release through enlargement of fat emulsion size in vitro and promotes fecal fat excretion in healthy Japanese subjects.” Lipids in health and disease vol. 14 20. 20 Mar. 2015, doi:10.1186/s12944-015-0019-0
Osterberg, Kristin L et al. “Probiotic supplementation attenuates increases in body mass and fat mass during high-fat diet in healthy young adults.” Obesity (Silver Spring, Md.) vol. 23,12 (2015): 2364-70. doi:10.1002/oby.21230

Né en 1965 à Avignon, Adrien Dubois se passionne très tôt pour l'écriture en collaborant à divers journaux étudiants. Après ses études, il a suivi de nombreux séminaires et conférences sur le thème de la santé, ce qui lui a permis de combiner son métier de journaliste avec son intérêt pour la médecine. Adrien Dubois a écrit pour divers magazines spécialisés dans le domaine médical et de la santé.
En 2005, il rejoint l'équipe éditoriale de Conseils de Santé. Grâce à ses connaissances approfondies du secteur de la santé et à son talent pour communiquer de manière précise et compréhensible sur des sujets scientifiques, il gravit rapidement les échelons. En 2015, il est nommé rédacteur en chef.
Sous sa direction, Conseils de Santé publie de nombreux articles et dossiers destinés à un public spécialisé dans le domaine médical ainsi qu'au grand public. Son objectif : présenter des sujets médicaux complexes de manière compréhensible tout en relayant les dernières avancées de la recherche. Adrien Dubois est reconnu pour la rigueur de ses recherches et son engagement en faveur d'un journalisme de haute qualité.
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